FabricA, n° 2 - 2008

La contribution d’Alexis Markovics, axée sur la fortune critique de l’œuvre bâtie d’Albert Joseph Sélonier, est particulièrement originale. En s’intéressant à la production ordinaire d’immeubles parisiens, caractéristique des premières années du vingtième siècle, elle invite à s’interroger sur les p...

Full description

Bibliographic Details
Institution:CEDIAS-Musée social
Format: TEXT
Subjects:
Online Access:http://hdl.handle.net/11160/EEA78568-243D-4658-AE3F-BF2149EC789E
Description
Summary:La contribution d’Alexis Markovics, axée sur la fortune critique de l’œuvre bâtie d’Albert Joseph Sélonier, est particulièrement originale. En s’intéressant à la production ordinaire d’immeubles parisiens, caractéristique des premières années du vingtième siècle, elle invite à s’interroger sur les processus de fabrication de la ville. Elle complète la série de communications centrées autour du problème de la réception des œuvres et rassemblées dans le premier numéro de la revue. À partir d’une très bonne connaissance des traités allemands d’architecture bourgeoise des Lumières à la veille de l’ère industrielle (1750-1830), qui ont fait l’objet d’une thèse soutenue en novembre 2007, Véronique Samuel-Gohin propose de réviser les perspectives de l’histoire de l’architecture sur la question des origines de la pensée théorique de l’architecte néoclassique berlinois Karl-Friedrich Schinkel, imputées jusqu’ici à Durand et au succès de son Précis en Allemagne. Les nouveaux référentiels que constituent ces ouvrages didactiques, propres à l’aire culturelle germanique, laissent déjà transparaître le rationalisme des théoriciens de l’architecture du XIX° siècle. Enfin, Philippe Grandvoinnet nous livre une petite partie de son travail de thèse sur les sanatoriums français, en s’attachant en particulier au contexte et aux ambitions de la politique sanatoriale, ainsi qu’aux modalités de mise en œuvre d’un vaste programme d’équipements dont les contours sont définis par la loi du 7 septembre 1919. On lira également une étude consacrée à Eugène Hénard (1849-1923), ainsi qu’aux parcours et engagements professionnels de son père Antoine-Julien et de son frère Gaston, tous trois architectes de la Ville de Paris. Cette longue saga familiale traverse l’histoire des services de la Ville. Un premier état a été présenté en mai 2006 par son auteur, Catherine Bruant, chercheur au Ladrhaus, dans une séance du séminaire des doctorants consacrée aux architectes dans la fonction publique aux XIXe et XXe siècles. Elle alimente ainsi la série de monographies, objets déjà de plusieurs thèses soutenues ou à soutenir, qui seront mises en perspective dans le cadre d’un séminaire organisé en 2009 conjointement par le Ladrhaus, le Groupe d’étude de la ville régulière (ÉNSA de Bordeaux) et le Centre d’histoire des techniques et de l’environnement (CNAM) - Introduction. (p.4) - Alexis Markovics. La fortune critique d'une production ordinaire : les immeubles parisiens d'Albert Joseph Sélonier(1858 - 1926) (p.6) - Véronique Samuel-Gohin. Karl-friedrich Schinkel, un architecte allemand sous le signe de J.-N.-L. Durand : l'héritier d'un mode de penser transmis par les manuels d'architecture bourgeoise (bürgerliche Baukunst)? (p.26) - Philippe Grandvoinnet. Une architecture thérapeutique. Les ambitions du programme sanatorial français de 1919. (p.50) - Catherine Bruant. Eugène Hénard, l'invention de l'avenir. L'infortuné destin d'une famille d'architectes de la Ville de Paris (p.68)
Published:2008-01-01