Le salaire de la vie. Notre travail coûte trop cher, disent-ils

"12 juillet 2012. M. Varin, président du directoire de PSA, premier constructeur automobile français, annonçait la fermeture du site d’Aulnay. Après leur avoir promis que le site resterait ouvert et que la priorité était de préserver leurs emplois, les ouvriers d’Aulnay sont priés d’aller voir...

Full description

Bibliographic Details
Main Authors: Raymond, Francine, Tormos, Ghislaine
Institution:ETUI-European Trade Union Institute
Format: TEXT
Language:French
Published: Paris 2014
Don Quichotte éditions
Subjects:
Online Access:https://www.labourline.org/KENTIKA-19116777124919349599-Le-salaire-de-la-vie.-Notre-tr.htm
Description
Summary:"12 juillet 2012. M. Varin, président du directoire de PSA, premier constructeur automobile français, annonçait la fermeture du site d’Aulnay. Après leur avoir promis que le site resterait ouvert et que la priorité était de préserver leurs emplois, les ouvriers d’Aulnay sont priés d’aller voir ailleurs. Une entreprise qui ferme, c’est presque une banalité par les temps qui courent : dans ce cas, ce sont 3000 emplois supprimés, 3000 vies bousculées, et quelques images au journal de 20h00, chassées par une nouvelle actualité. Un emploi industriel, c’est comme un arbre après la tempête, vite déraciné mais difficile à faire repousser. Certains ouvriers seront reclassés dans le groupe, d’autres devront partir à la recherche d’un (improbable) nouveau CDI. Ghislaine Tormos, elle, a décidé de se battre avec courage. Avant ce jour de juillet, elle n’avait encore jamais fait grève. Depuis, Gigi est devenue l’un des symboles de la lutte des ouvriers de PSA. La crise grandissant, les voitures se vendent moins, les profits de PSA ne sont plus ce qu’ils étaient, et supprimer des emplois devient la seule réponse à la crise. « On me dit que je coûte trop cher, mais pour moi depuis des années, c’est la vie qui est trop chère. » Gigi n’accepte pas que son travail, sa seule richesse, soit devenu le mal-aimé de notre économie, que l’on parle de son coût comme d’une charge pesante et jamais de sa valeur fondamentale. Elle n’accepte pas davantage que les socialistes n’aient pas tenu les promesses faites aux ouvriers d’Aulnay lors de la campagne présidentielle. Elle ne se résout pas à cette fatalité de laisser sans broncher fermer nos usines les unes après les autres. Face aux implacables logiques financières, la voix de l’ouvrière de PSA ne pèse pas bien lourd, or elle mérite qu’on l’écoute."
Physical Description:191 p.
Paper